Interview Vérité
Depuis combien de temps vous intéressez vous à la photo ?
Je suis attiré par la photo depuis ma plus tendre enfance. Ma curiosité a été éveillée par la personnalité du photographe de quartier.
Mais c'est pendant mes années d’Internat médical que mon intérêt s'est développé.
Et seulement quelques années plus tard que je me suis lancé dans la photo.
Tout d’abord avec un boitier Pentax K1000, acheté d’occasion et ensuite avec des boîtiers et optiques Nikon.
Et à la pratique audiovisuelle ?
Cela remonte à 1980 quand j'ai fait la connaissance du Festival International du Diaporama d’Epinal.
Pendant des années j'ai suivi en tant que spectateur ce lieu de rencontre diaporamique et en 1989 je me suis lancé et j'y ai participé pour la 1ère fois, remportant le 3ème prix avec mon diaporama "Tous en Boite"
Qu' apportez vous au milieu diaporamique ?
J'y apporte ma contribution de différentes façons :
- En tant qu’auteur, j'ai réalisé plus d’une centaine de diaporamas.
- Comme animateur au sein du GAPHE j’ai développé un atelier qui est devenu un lieu de rencontre hebdomadaire pour tous les passionnés de la photo et du diaporama.
- J’ai organisé et coordonné une dizaine de rencontres internationales afin de développer et faire connaître les courts métrages photos.
- Avec la complicité de Monica Rial, Webdesigner de talent, nous en sommes à notre 10ème création de sites Web pour présenter les différents challenges diaporamas.
Quelles satisfactions ressentez vous ?
En premier, c'est le travail accompli au sein du club qui a permis mon épanouissement en tant qu'auteur, animateur et organisateur.
Il ne faut pas de contenter de créer des diaporamas, mais il faut déclencher des passions et faire connaître notre discipline encore méconnue du grand public.
C’est un travail de chaque instant et sans relâche, qui depuis une vingtaine d’années déjà, est devenu une passion.
Quel est l’impact des Courts métrages photos ?
Selon nos archives, on dénombre environ 500 auteurs de diaporamas dans le monde.
La plus forte concentration se trouvant en France, Belgique et Angleterre.
Nous mettons tout en oeuvre pour intéresser et attirer les photographes.
Pour le grand public nous mettons sur pied des galas et challenges afin de présenter nos réalisations.
Qu'éprouvez vous face à vos réalisations ?
Le fait d'élaborer un scénario et, petit à petit créer une réalisation qui deviendra un témoignage d'un instant de votre vie procure une excitation particulière.
Pour mon cas personnel, mes sujets sont bien diversifiés, mais j'ai une prédilection pour les récits fictions (L’enigme, Aréa S81),ou témoignage social (Lacrima, Lucas).
Un diaporama à scénario se développe sur plusieurs mois, il y a une recherche photographique mais aussi un travail important dans la réalisation de la bande sonore, élément capital pour la mise en scène et qui va porter l'histoire.
Pour certaines de vos œuvres faîtes vous appel à des collaborateurs ?
Oui bien sur et j’éprouve un réel plaisir à chercher et trouver « la Voix » qui retransmettra au mieux le récit.
J'ai à présent une longue liste de collaborateurs.
Parmi eux, la place de premier ordre revient souvent au parolier, car il ne suffit pas de développer un sujet intéressant, mais il faut aussi trouver la meilleure manière de raconter l'histoire afin de capter l'auditoire.
Mes diaporamas les plus percutants ont été réalisés en collaboration avec Gilles Lucas Leclin.
Une fine symbiose avec le parolier fait ressortir au mieux le scénario et le sublime très souvent.
A quelle moment un projet se concrétise t'il ?
Assurément, lorsque ma bande sonore est finie ; en effet le support sonore me booste pour achever ma réalisation et très souvent cette bande sonore me donne des idées pour réaliser les effets et les supports visuels
Quels sont parmi les réalisateurs, ceux qui ont influencé votre démarche ?
En général toutes les réalisations sont intéressantes a visionner, et même si parfois certaines ne sont pas parfaites sur le plan de la construction, elles peuvent toutefois éveiller de la curiosité et de l'intérêt.
Parmi les grandes signatures :
- J’apprécie beaucoup le travail de Christian Hendrickx, car nous avons un registre similaire.
- La poésie de Peter Coles,
- Le professionnalisme de Johan Welbrouck,
- Le coté visuel de Stephan Bidouze,
- Les récits de Ron Davies
- Le travail d’orfèvre de Pascal Kwiatkowski et Jean Marie Schmisser,
- La maîtrise technique de The Dom,
- Les documentaires de Jean-Marie …,
- Les histoires de Jacques van de Weerdt,
- Les travaux légendaires de Serdjian Plavsa
Vous pouvez accentuer les informations importantes par exemple de la façon suivante.